Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
Simone Baget, octogénaire martignassaise et ancienne directrice d’école, nous fait part de l’expérience de son père, pendant la 1ère guerre mondiale, témoignant de la façon dont il fut sauvé par un tirailleur sénégalais.
“ Le fait s’est déroulé au cours de la bataille de Charleroi (Belgique) en Août 1914. C’était le soir, la bataille avait fait rage. On ramassait les blessés pour les brancarder au poste de secours.Coumayou, tirailleur sénégalais combattant pour la France, lui-même blessé à la jambe, portait un dernier regard sur les soldats morts ou blessés qui jonchaient le sol meurtri. Mon père avait déjà été laissé pour compte une première fois. Coumayou, l’observant avec une attention toute particulière, sortit un brin de laine de sa poche, le porta sous les narines de mon père. C’est à ce moment qu’il constata que son souffle léger fit frémir ce brin de laine. Mu par toute l’énergie et la générosité dont il était investi, il chargea mon père sur ses épaules et le transporta jusqu’à un poste de secours afin qu’il puisse recevoir des soins d’urgence.
Le lendemain, ils se retrouvèrent dans un wagon à bestiaux accompagnés d’autres blessés, en route vers l’hôpital de Limoges. Quand mon père fut admis à l’hôpital, des asticots grouillaient dans son abdomen, il avait l’intestin perforé, l’os iliaque complètement broyé, plusieurs balles dans les bras et les jambes. Bien que dans un état comateux, il était vivant.
Il a subi 10 opérations sur une période de 2 ans. Durant ces longs mois d’hospitalisation, il entendit souvent l’État-major poser cette insoutenable question aux infirmières : “ Et Gaye ! Il n’est pas mort ? ”. Ce présumé mort était bien vivant, grâce à la mansuétude d’un être humain “ noir de peau ”.
J’ai envie de conclure ce témoignage en citant une phrase de Louis Evely : “ Un être humain n’a rien de plus précieux que sa capacité d’aimer ”.
Ainsi il est des actes qui nous autorisent à croire en l’Humanité.
Coumayou et mon père correspondirent de longues années durant, après la Grande Guerre. ”
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Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
Cette lithographie de l’Étampois Henri de Grandmaison était en vente en 2003 dans une galerie canadienne. (lithographie, 1888)
Cette lithographie est tirée de l’ouvrage in-octovo en 12 volumes de Henri Beraldi, imprimé par Lemercier à Paris en 1888: Les graveurs du XIXe siècle. Elle mesure 21,6 cm sur 11,4.
Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
Tirailleurs sénégalais au camp de Mailly, Félix Vallotton, 1917.
Félix Vallotton, né le 28 décembre 1865 à Lausanne et mort le 29 décembre 1925 à Paris, est un peintre et graveur sur bois suisse.
Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
Voici une Statue de Dupont le zouave(Indigène venant de l'Algerie) et Demba le tirailleur sénégalais sur la Place du Tirailleur devant la gare de Dakar.
Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
- 1916 -Tirailleur Sénégalais en tenue de campagne selon réglement du 25 juin 1914. Les troupes indigènes portaient les tresses jonquilles alors que les européens des troupes Coloniales portent une tresse rouge.
Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
Tirailleur Sénégalais - 1915 -
Le vaillant tirailleur aime rapporter les casques à pointe Allemands. On prétendra longtemps qi'il en profitait pour couper des oreilles...
Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
Si la tenue kaki n'est généralisée dans les troupes coloniales qu'après le 25 mai 1918, elle fut pourtant livrée aux unités sénégalaises dès 1915.
Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
En 1900 les Parisiens découvrent, défilant sur les champs Elysées avec le Capitaine Marchand héros de FACHODA, une poignée de géants : les Tirailleurs Sénégalais. Héritiers des piroguiers du fleuve Sénégal et des esclaves affranchis, ils s'étaient révélés les précieux auxilliaires des multiples expéditions africaines. Forts de ce succès, plusieurs régiments de Tirailleurs furent mis sur pied. On les revit tous à Longchamp le 14 juillet 1913 où deux de leurs drapeaux reçurent la Légion d'Honneur.
Sur la demande de FAIDHERBE, gouverneur du Sénégal qui savait pour les avoir vu à l'oeuvre la grande qualité de ces unités, que fut créé le 21 juillet 1857 un Corps de Tirailleur Sénégalais.
Le vocable de 'Tirailleur Sénégalais' apparait pour la première fois dans ce texte. Les premiers Africains lui donneront une telle renommée qu'il coiffera jusqu'en 1945 tous les soldats Français originaires d'Afrique-Occidentale et d'Afrique-Equatoriale Française.
Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
En 1959, puis en 1960, le Parlement français a adopté un dispositif dit de « cristallisation », c’est à dire du gel de la dette contractée par la métropole, par blocage de la valeur des points de pension à la valeur atteinte lors de l'accession à l'indépendance des pays, dont les anciens tirailleurs étaient ressortissants[5]. Après presque 50 ans de contentieux, et après la sortie du film « Indigènes» évoquant le rôle des troupes nord-africaines en Europe en 1943-1945, le Parlement français a finalement voté le 15 novembre 2006 la revalorisation des pensions des soldats des ex-colonies dans le cadre du budget 2007 des anciens combattants. "84 000 anciens combattants coloniaux de 23 nationalités devraient en bénéficier", s’ils se manifestent, sachant que la plupart des soldats de la Première Guerre mondiale sont déjà morts.
Posté le 24.03.2007 par vraiehistoire
Comme lors du précédent conflit, la France utilise pendant la Seconde Guerre mondiale les colonies comme réservoir d'hommes pour son armée. Et tout comme lors de la Première Guerre mondiale, ils sont accusés d'exactions par les Allemands. C'est d'ailleurs pour avoir voulu protéger une de ces unités que Jean Moulin est arrêté, en juin 1940.
En France se trouve un cimetière militaire le Tata sénégalais, à Chasselay département du Rhône, où fut perpétré par les armées nazies le massacre de l'une de ces unités. Eveline Berruezo et Patrice Robin en ont fait un film en 1992, intitulé "Le Tata".
Le 2 décembre 1944, quelques dizaines de tirailleurs sénégalais sont massacrés par l'armée française au camp de Thiaroye au Sénégal. Ousmane Sembène en a fait un film en 1988, intitulé « Camp de Thiaroye ».